Se protéger efficacement contre les effractions

En France, presque toutes les 17 secondes, une maison est cambriolée : ces irruptions sont donc plus fréquentes qu’on ne le croit, car elles se déroulent généralement en l’absence des occupants. Par ailleurs, les incendies de logements sont le quotidien des sapeurs-pompiers. De nos jours pourtant, le progrès technologique aidant, il est parfaitement envisageable d’habiter une maison sûre. Néanmoins, les meilleures protections sont celles qui sont intégrées dès l’étape de conception du bâtiment.

Contre les effractions, la mesure de sécurité la plus élémentaire consiste à installer un système de détection composé de capteurs assurant la couverture périmétrique et volumétrique de la maison. Cela ne dispense pas du placement de barrière métallique, mais ces capteurs détectent, au sein de l’entité à protéger, toute modification d’état de nature chimique, thermique, physique ou encore magnétique. Plusieurs types de détecteurs existent : détecteurs de présence à radar ou à infrarouge, détecteurs d’ouverture à contacts électromagnétiques, détecteur de passage à sonde de pression…

Donner du fil à retordre aux monte-en-l’air

Pour davantage de sécurité à moindres frais, il faut s’évertuer à compliquer la tâche de l’éventuel intrus en rendant malaisé l’accès aux ouvertures. Planter des cactus, des rosiers, des plantes épineuses au droit des fenêtres, en sus des haies et des clôtures est des plus efficace pour retarder l’action du cambrioleur, voire le dissuader d’insister. Les statistiques montrent en effet que les voleurs n’osent pas s’attarder en cas de difficultés imprévues, surtout si une sirène d’alarme se met à hurler !

Bloquer les éventuels délinquants avant leur intrusion est donc plus efficace, et minimise le risque qu’ils arrivent à pénétrer dans le local. La barrière métallique entre dans ce cadre, que ce soit une haie de barbelés, un grillage, une grille métallique ou une clôture en métal forgé. L’utilisation de certains de ces systèmes est toutefois soumise à une réglementation des plus strictes, notamment pour les clôtures électrifiées. Dans ce cas, seul un professionnel agréé sera à même de l’installer et d’en certifier la qualité.

L’ensemble des détecteurs est relié avec ou sans fils à une centrale domotique plus ou moins sophistiquée qui jaugera l’état de la menace et peut avertir le voisinage en émettant un son strident ou envoyer directement le propriétaire en envoyant un message sur son téléphone.

Savoir utiliser à bon escient les nouvelles technologies

La domotique fournit également un contrôle d’accès aux personnes autorisées à franchir l’entrée d’une maison. Ainsi, le système de capteur d’empreinte digitale biométrique s’adapte facilement à ce cas. En fonction des horaires, par exemple, ce type de système peut permettre l’accès tout en réalisant une reconnaissance faciale sur des platines installées aux portes.

Les systèmes de badge de proximité, de carte magnétique d’accès ou de code digital sont déjà courants dans les segments haut de gamme, et leur prix diminuera certainement au fur et à mesure de leur démocratisation.

Installer un système anti-incendie imparable

La « smart house » ou plus simplement la maison intelligente est également équipée d’un système de sécurité anti incendie modernisé. Les capteurs détecteurs de fumée actuels sont capables de détecter les fumées toujours synonymes d’incendie, le monoxyde de carbone, le gaz domestique, propane comme butane.

Le signal est traité par la centrale qui déclenche l’alarme sonore, la transmission sur téléphone, ou l’appel à un centre extérieur de télésurveillance.

Certains blocs domotiques performants peuvent même couper l’arrivée d’électricité du logement, désactiver le système de ventilation ou fermer les volets roulants !

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